Gérard Andalo : l’homme de l’ombre

Portrait
Cet article a été publié le : 14 octobre 2013 à 7h56
Gérard Andalo : l’homme de l’ombre


Gérard Andalo est une figure bien connue du Complet Français. Président de la commission CCE du CREIF, il est aussi régulièrement Délégué Technique ou chef de piste sur les concours. A 69 ans, Gérard Andalo a « l’avenir derrière lui », comme il le dit en plaisantant : ex-directeur du club universitaire d’Orsay, puis ex-directeur de l’écurie de Laleu à Saint Arnoult en Yveline, il est désormais retraité. Juché sur sa petite moto, il est celui que l’on voit partout, sans jamais se faire remarquer. Une présence discrète et rassurante… Aujourd’hui, on apprend à mieux le connaître, par l’intermédiaire du questionnaire de Proust revisité.

Votre principal trait de caractère…
« Je pense que je suis avant tout un garçon gentil. »

Votre principal défaut…
« Je peux m’énerver assez vite, quand j’ai le sentiment qu’on ne me prend pas au sérieux.»

La qualité que vous préférez chez un cavalier…
« L’intelligence. »

La qualité que vous préférez chez un cheval…
« Indépendamment des qualités physiques classiques, je pense qu’un bon mental est la qualité que je préfère chez un cheval. Il faut qu’il soit de bonne volonté.»

Ce que vous aimez dans le complet…
« Le fait qu’il regroupe les trois disciplines, cela fait des cavaliers de Complet de vrais hommes de cheval ! »

Votre occupation préférée…
« En dehors du cheval bien sûr, c’est la moto, pour le loisir. Dans le Complet, tout le monde me connait sur ma petite Honda de 70cm³ mais je possède aussi une Suzuki Burgman 650 et une Honda VFR. »

Le cavalier que vous admirez…
« J’ai beaucoup admiré (chez les hommes) Jean Teulère et (chez les femmes) Marie-Christine Duroy. J’ai maintenant beaucoup d’admiration pour toute la jeune génération qui commence à arriver au niveau de Nicolas Touzaint (que j’estime aussi beaucoup). Je n’ai pas une très bonne mémoire des noms, mais ils sont une dizaine comme Mathieu Lemoine, Astier Nicolas, Maxime Livio… »

Ce qui vous inspire…
« Une personne qui m’a beaucoup apportée, c’est Jean-Paul Bardinet. Il m’a inculqué un état d’esprit, qui est d’avoir une méthode et de s’y tenir. Je lui dois beaucoup de ce que je suis aujourd’hui. »

Votre rêve pour le complet français…
« C’est le rêve de tous les passionnés de Complet : avoir une équipe capable de rivaliser avec les Allemands, les Anglais, les Néo…! »

Ce que vous détestez par dessus tout…
« Je ne supporte pas l’arrogance. Il faut assumer ses responsabilités en toute modestie !»

Les fautes qui vous inspirent le plus d’indulgence…
« Les fautes reconnues… »

Votre devise…
« S’adapter ! »

L’état présent de votre esprit…
« Je suis très serein ! Je suis à la retraite, je continue à donner des cours et à vivre ma passion dans le Concours Complet. J’ai arrêté de monter à cheval il y a deux ans (je me faisais vraiment trop mal en tombant !) mais je continue à travailler des chevaux par l’intermédiaire de mes élèves (je suis entre autres Eleonore Musa et Raphael Cochet, Geoffroy Soullez au Haras de Jardy, et aussi Nicolas Canteloup ! C’est d’ailleurs très agréable de le faire travailler, c’est un élève très sérieux, demandeur et modeste. »

HF