La porte de l’équipe de France est grande ouverte

Sport
Cet article a été publié le : 09 mai 2010 à 19h46
La porte de l’équipe de France est grande ouverte


 

Quand on lui propose d’extrapoler sur sa future sélection pour les Mondiaux de Lexington (25 septembre – 10 octobre), comme sur tous les autres sujets de sa compétence, Laurent Bousquet ne manie nullement la langue de bois.

 

Sa conviction de voir ses cavaliers aller se frotter à l’étranger, sur les grosses épreuves, pour devenir encore plus compétitifs, se trouve renforcée après les deux récents déplacements à Lexington, justement, et Badminton.

Pour autant, l’entraîneur national demande qu’on lui accorde encore un peu de temps, pour abattre réellement son jeu de cartes maîtresses. Celles qu’il entend abattre dans le Kentucky, au début de l’automne.  « Après ces deux échéances majeures internationales, et les premières étapes du Grand National, terrain qu’ont choisi certains pour répéter leurs gammes, il n’y a pas quatre à cinq couples qui se dégagent dans ma longue liste. Je vous le conçède. »

 

On lui parle de révélations comme le surprenant et jeune champion de France, Donatien Schaully. Il salue la performance, mais ajoute : « Quoi qu’il arrive son cheval Ocarina du Chanois, ne peut prétendre à la sélection. » On embraie sur Jean Teulère et Matelot du Grand Val, il poursuit. « Un couple qui n’a pas été au summum de sa forme en ce début de saison, mais j’ai confiance. » On insiste sur le retour d’Expo du Moulin (Arnaud Boiteau). « Expo possède d’énormes qualités, son potentiel est intact. Maintenant, il faut qu’il fasse preuve de fiabilité constante. Le circuit Coupe du monde peut l’y aider. »

 

Puis, Laurent Bousquet reprend  « vous ne m’emmènerez pas sur le terrain des suppositions. Je vous le répète, je n’ai aucune réelle certitude. Aujourd’hui, les battants de la porte de l’équipe de France sont grands ouverts. Il faudra encore vous montrer patients. On y verra plus clair, fin juin, début juillet, à l’issue des CCI *** et quatre étoiles de Saumur (19 -23 mai), de Braham (3 – 6 juin), de Luhmühlen (17 – 20 juin). J’aurai vu tous les couples qui, potentiellement, peuvent prétendre à ces Mondiaux. Je pourrai commencer à vous coucher des noms sur le papier. »

Et si c’était Tatchou

 

La remarque vaut pour le Grand National qui, à ses yeux, reste aussi un terrain propice à sa réflexion. Là, où Laurent Bousquet sait pouvoir compter sur celui dont le voit mal se passer : Nicolas Touzaint. Notamment avec le retour brillant et gagnant de Galan de Sauvagère. Tout le monde en conviendra.

 

Mais, au risque de surprendre les grands spécialistes, d’être taxés d’incompétents, ne peut-on pas se poser cette question ? Pour disputer le titre individuel, le cavalier de Saint-Clément de La Place prendra-t-il le risque de mettre en jeu le physique de son « Extra terrestre » ? Celui qui a forgé sa réputation, l’a amené sur le toit de l’Everest.

 

On vous fait sourire ? Mais qu’importe ! Connaissant le tempérament de gagneur de Nicolas Touzaint, ce goût de relever des défis, il ne nous surprendrait nullement, qu’aux Etats-Unis, il aligne plutôt Tatchou dont il rêvait de faire un champion d’Europe à Fontainebleau. Un beau challenge comme il nous en a déjà souvent offert.

 

Quoi qu’il en soit, d’ici là, cela promet du beau sport.

 

Guy FICHET avec Patricia CAPELLE.